Le squirting reste entouré de mystère, ce jaillissement de liquide pendant le plaisir qui laisse beaucoup de monde curieux. On va démêler le vrai du faux avec des éléments concrets, des retours de vie réelle et sans filtres inutiles.
Allez plus vite
Le squirting, c’est quoi exactement
Picture-toi dans un moment où la tension monte doucement, et d’un coup, ce flot qui surgit sans prévenir. Le squirting, qu’on appelle parfois fontaine féminine, c’est cette expulsion d’un liquide transparent au sommet de l’excitation. On le voit partout dans les vidéos adultes, mais en vrai, ça concerne une femme sur trois ou quatre, d’après des chiffres qui varient pas mal.
J’ai des copines qui en causent autour d’un verre, mi-gênées mi-amusées, comme un truc qu’on garde pour les confidences. Toi, ça t’est arrivé ou tu connais quelqu’un qui a vécu ça ? Souvent, ça vient d’une caresse appuyée sur cette zone spongieuse à l’avant du vagin.
On mélange facilement avec une simple éjaculation féminine, plus épaisse et en faible quantité. Là, on parle de volumes qui peuvent aller jusqu’à 150 ml parfois. Petite parenthèse : l’autre soir, en discutant avec une pote, elle insistait pour dire que c’était de l’urine recyclée. Les analyses prouvent que c’est plus nuancé.
En France, le sujet sort des placards grâce à des émissions radio ou des threads sur les réseaux. Ça aide à y voir plus clair, tu trouves pas ?
Ce que la science en dit vraiment
Direction l’anatomie. Tout part des glandes de Skene, ces petites usines près de l’urètre qu’on surnomme parfois prostate féminine. Elles fabriquent un fluide qui se combine à d’autres sécrétions. Une recherche de 2015 avec imagerie médicale sur une poignée de volontaires montre que la vessie se remplit vite avant l’expulsion, mais le liquide final contient des marqueurs prostatiques.
Ça donne un mélange dilué, sans odeur forte, qui rappelle l’urine mais en diffère chimiquement. Des labos hexagonaux ont isolé de l’urée, de la créatinine et du PSA. Tu te demandes encore si c’est pipi déguisé ? C’est un hybride, point.
Une enquête récente auprès de femmes européennes note que la découverte arrive souvent sans forcer, en solo ou avec quelqu’un qui prend son temps. En ce moment, les sexologues insistent sur le réseau clitoridien interne, bien plus vaste que ce qu’on imagine.
Petite confidence : j’ai feuilleté un papier qui décrivait ça comme une cascade intérieure. Bof, trop lyrique pour moi. Ce qui compte, c’est cette vague de détente qui suit.
L’anatomie joue son rôle, évidemment. Certaines ont ces glandes plus actives, d’autres moins. Si tu sens parfois une envie pressante qui n’a rien à voir avec la toilette, c’est peut-être un signe.
Zoom sur le liquide lui-même
Le fluide de fontaine varie en texture. Des tests montrent majoritairement de l’eau, des sels minéraux, des traces enzymatiques. Stérile, il ne porte pas de germes. Un suivi sur une trentaine de participantes en 2022 révèle des réactions contrastées : extase pour les unes, surprise malvenue pour les autres.
Côté quantité, on parle de 20 à 200 ml en moyenne, l’équivalent d’un demi-verre. Rigolo d’y penser en plein milieu des draps, non ?
Idées reçues qui traînent encore
Le web regorge d’affirmations farfelues sur le squirting. On lit que c’est du cinéma pour adultes, pourtant des écrits millénaires y font allusion, du Kâmasûtra aux traités taoïstes.
Autre légende : n’importe qui peut déclencher ça avec la bonne recette. En réalité, seule une portion des femmes le connaît spontanément. Pousser trop fort mène souvent à la frustration.
Quelques croyances à balayer :
- Ça coïncide toujours avec un orgasme dément – pas systématiquement, ça peut survenir avant ou après le pic.
- C’est 100 % urinaire – faux, il y a des éléments spécifiques des canaux para-urétrals.
- Seules les minettes le vivent – l’âge n’entre pas en ligne de compte, c’est une question de tonicité pelvienne.
- Ça ruine la literie à vie – une alèse et c’est réglé, comme pour le reste.
Curieuse dualité : chez nous, on célèbre la « femme fontaine », mais certaines se sentent pointées du doigt. Société bizarre, parfois.
Dans d’autres coins du monde, des témoignages rapportent des malentendus avec des partenaires qui croient à une perte de contrôle. La culture pèse lourd.
Éjaculation vs fontaine : les vraies différences
L’émission prostatique féminine reste visqueuse, en gouttes, issue directement des glandes de Skene. Le squirting propulse plus loin, en jet, avec un réflexe vésical. Un thérapeute sexuel parisien résume : l’une est sécrétoire, l’autre expulsif.
Si tu mélanges les deux, t’es pas seule. J’ai mis du temps à saisir la nuance moi-même.
Histoires vécues et diversité
Aucune expérience ne ressemble à une autre. Des retours de 2024 évoquent un spectre large : délice absolu ou gêne passagère. Visualise la scène, tout est fluide, et hop, la surprise aquatique.
Une connaissance m’a raconté que chez elle, ça débarque après des préliminaires lents, respiration synchronisée. Son mec en redemande, elle trouve ça comique.
En France, les séries et les influenceuses déverrouillent les langues. Tu sens cette évolution dans les discussions de groupe ?
Parenthèse perso : je scrollais TikTok l’autre matin, un clip d’une sexologue expliquait le mécanisme avec des schémas simples. Ça rend le truc presque banal, et c’est tant mieux.
Pour les duos, c’est une nouveauté à gérer. Certains kiffent, d’autres flipent. Le dialogue reste la base, toujours.
Astuces pour tenter sans pression
Curieuse ? Débute seule, dans ton rythme. Effleure la paroi antérieure avec des cercles patients. Bois un grand verre d’eau avant, ça facilite le remplissage.
Oublie les performances de film. La plupart y arrivent sans viser la lune, juste en lâchant prise.
Quelques pistes concrètes :
- Travaille tes muscles pelviens via des contractions Kegel quotidiennes.
- Teste la position sur le dos, genoux pliés vers la poitrine.
- Opte pour un accessoire incurvé qui cible bien la zone.
Petit aveu : j’ai suivi des tutos en ligne, résultats mitigés. Tantôt oui, tantôt rien. C’est la loterie du corps.
Avec les études actuelles, on sait que c’est une variante normale. En cas de questionnements, un rendez-vous gynéco lève le voile.
En fin de compte, le squirting ajoute une couleur à l’éventail intime, sans être un passage obligé. Fie-toi à tes sensations, et prends plaisir.