Les additifs alimentaires, on le sait, faire les courses est devenu un parcours du combattant. Entre les promesses marketing et les étiquettes incompréhensibles, difficile de s’y retrouver pour qui veut juste manger un peu plus sainement. La vérité, c’est que l’industrie agroalimentaire s’est invitée dans nos assiettes avec des petites molécules chimiques qui, soyons honnêtes, n’ont rien à y faire. Alors, prêts à démasquer ces intrus ? On va parler franchement des les additifs alimentaires à eviter absolument, ceux qui sont soupçonnés de nous jouer des mauvais tours. Accrochez-vous, on va faire un peu de ménage dans le frigo !
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Les additifs alimentaires, amis ou ennemis dissimulés dans nos rayons ?
Franchement, qui n’a jamais soupiré devant la liste d’ingrédients d’un paquet de gâteaux ? C’est souvent plus long qu’un bulletin météo d’été ! Le souci, c’est qu’on a pris l’habitude de fermer les yeux sur ces fameux « E quelque chose ». Ils sont là pour donner une belle couleur à notre yaourt (parce que le rose vif, ça vend bien), pour rendre un plat préparé moins fade ou pour que notre pain de mie ait une durée de vie digne d’un pharaon. Mais derrière ces bénéfices pour le fabricant se cache une réalité moins glamour pour notre corps. Pensez-y : est-ce que Mémé, quand elle faisait sa confiture, mettait du E202 (fait partie des additifs alimentaires les plus utilisés) pour la conserver ? Non, elle utilisait du sucre, et parfois, il y avait de la moisissure, c’est la vie !
Beaucoup se demandent pourquoi on s’acharne à en mettre partout. La réponse est simple : l’argent. Un colorant coûte une bouchée de pain et rend un produit standard plus attrayant visuellement. Un exhausteur de goût vous fait saliver et vous donne envie d’en racheter. C’est un cercle vicieux. Ma petite remarque personnelle, c’est que je trouve ça dingue qu’un simple paquet de chips doive contenir une demi-douzaine de numéros pour exister. Ça sent la tambouille industrielle à plein nez, non ?
Le fait est que ces molécules chimiques ne sont pas toutes logées à la même enseigne. Il y a le « petit joueur », pas méchant mais inutile, et il y a le « serial-controversé » qui revient dans toutes les études un peu sérieuses. C’est à ces derniers qu’on va s’attaquer. On parle ici de santé, alors on ne plaisante pas avec ça.
Les pires colorants : quand la beauté est un leurre
Les colorants, c’est la catégorie la plus facile à repérer et, soyons honnêtes, la plus superflue. S’ils n’étaient pas là, nos bonbons seraient gris et nos boissons gazeuses transparentes. Quel drame, je vous le concède ! Mais franchement, qu’est-ce qu’on perd à manger un yaourt moins flashy ? Rien. Sauf, peut-être, des maux de tête pour certains et des problèmes de concentration pour les plus jeunes.
E102, E110, E129 : le cocktail de l’hyperactivité
Ce trio infernal — la tartrazine (E102), le jaune orangé S (E110) et le rouge allura AC (E129) — fait partie de ce qu’on appelle les colorants « azoïques« . Ils sont partout : dans les sodas aux couleurs pétantes, les confiseries pour enfants, et même dans certains médicaments. L’ennui, c’est cette fameuse étude de Southampton qui a mis en lumière un lien entre ces colorants et l’augmentation de l’hyperactivité chez certains enfants. Évidemment, il y a débat dans la communauté scientifique, mais si un simple colorant peut perturber le sommeil de votre enfant, vous avez vraiment envie de prendre le risque ? Moi, non.
D’ailleurs, si vous avez des difficultés à vous concentrer après un repas un peu trop « industriel », jetez un œil à l’étiquette. On met souvent ça sur le compte de la fatigue, mais ça vaut le coup de vérifier si ces petits numéros ne sont pas en train de nous jouer des tours. C’est un peu comme la petite voix qui vous dit de ne pas reprendre de frites, mais qui, en réalité, est juste la sonnette d’alarme de votre corps.
Conservateurs et antioxydants : le prix de la longue conservation
Il faut bien que les produits tiennent la route entre l’usine et notre assiette, c’est logique. Le problème, c’est quand on va trop loin dans la conservation. Un pain de mie qui ne moisit pas après deux semaines, il y a un truc qui cloche. Ce truc, ce sont souvent les conservateurs.
Nitrites et nitrates (E249 à E252) : les stars de la charcuterie
Ah, le jambon rose parfait ! Vous aimez ? On les aime tous, mais ce rose, on le doit aux nitrites. Ils sont là pour empêcher le développement de la bactérie Clostridium botulinum, ce qui est une bonne chose, mais ils sont les additifs alimentaires à eviter absolument pour une autre raison. Quand on les chauffe ou qu’ils entrent en contact avec la digestion, ils peuvent se transformer en composés appelés nitrosamines. Et là, c’est moins drôle : ces composés sont classés comme cancérogènes probables par l’Organisation mondiale de la santé. Mon conseil, c’est de regarder les labels « sans nitrites » ou de réduire votre consommation de charcuterie au strict minimum. Mieux vaut un jambon un peu moins coloré, vous ne trouvez pas ?
Les BHA (E320) et BHT (E321) : gardiens chimiques des graisses
Ces deux-là sont des antioxydants. Leur mission est d’empêcher les graisses contenues dans les biscuits, les céréales du petit-déjeuner ou les huiles d’oxydation (de rancir, en gros). Le hic, c’est qu’ils sont suspectés d’être des perturbateurs endocriniens. Je me dis toujours que si une chose est capable de prolonger la vie d’une matière grasse de façon si artificielle, qu’est-ce que ça fait dans mon propre organisme ? Ça me fait réfléchir à deux fois avant d’acheter la première boîte de céréales venue. On est d’accord que manger une poignée de muesli fait maison le matin, c’est un peu moins rapide, mais le jeu en vaut la chandelle. C’est souvent dans les produits de base qu’on les trouve, alors lisez bien l’étiquette de votre huile de cuisson ou de vos biscuits apéritifs.
Les exhausteurs de goût qui nous rendent accros
On arrive à ma catégorie préférée : celle qui nous manipule. L’exhausteur de goût, c’est le truc magique qui fait qu’un bouillon de légumes en poudre a plus de saveur que dix heures de mijotage. C’est fort, non ? Mais à quel prix ?
Glutamate monosodique (E621) : le piège de l’umami
Le glutamate, c’est la star de l’umami, cette cinquième saveur qui rend tout délicieux, profond, et qui vous fait vider le paquet sans vous en rendre compte. On le trouve dans :
- Les soupes déshydratées (un classique !)
- Certaines chips et biscuits salés
- Les sauces industrielles et condiments
- Beaucoup de plats cuisinés asiatiques
Certains y voient un lien avec le célèbre « syndrome du restaurant chinois » (maux de tête, rougeurs, palpitations), même si les études restent partagées. Ma position est simple : un produit qui vous fait manger plus que nécessaire et qui masque la piètre qualité des ingrédients de base, c’est non. Je préfère un plat qui a le goût de ce qu’il est réellement, même s’il est un peu plus « rustique ». Quand vous voyez E621, demandez-vous quel goût aurait ce produit sans lui. Probablement carton.
Les édulcorants intenses : l’illusion du zéro sucre
On veut le beurre et l’argent du beurre : un goût sucré, mais sans les calories. L’industrie nous a servi les édulcorants sur un plateau. Mais attention, ils ne sont pas si innocents que ça.
Aspartame (E951) et Sucralose (E955) : le faux ami
L’aspartame et le sucralose sont parmi les plus utilisés dans les sodas « light » et les yaourts « sans sucres ajoutés ». Le débat sur leur toxicité fait rage depuis des années. Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a même classé l’aspartame comme « possiblement cancérogène pour l’homme ». Après, il faudrait en boire des litres et des litres pour atteindre des doses inquiétantes, on est d’accord, mais il y a aussi une autre théorie très intéressante.
Elle dit que ces édulcorants, qui sont des centaines de fois plus sucrés que le sucre, perturbent notre capacité à apprécier le vrai goût sucré (celui, naturel, des fruits par exemple) et, pire, qu’ils pourraient avoir un impact sur notre microbiote intestinal. Vous savez, notre « deuxième cerveau » ! Si on commence à mettre le bazar là-dedans, c’est toute la digestion et l’humeur qui en prennent un coup. Donc, mon conseil est de vous sevrer du goût ultra-sucré et de revenir à de l’eau ou, si vous ne pouvez pas vous en passer, à un petit café avec un peu de sucre brun. La modération, c’est toujours la meilleure des additifs alimentaires à eviter absolument stratégies.
Comment s’en sortir sans devenir parano ?
Pas la peine de jeter tout ce que vous avez dans vos placards et de vous réfugier dans une cabane à la campagne. Le but n’est pas d’être parfait, mais juste de faire des choix éclairés. On n’est pas des machines. On a le droit de craquer de temps en temps pour un paquet de biscuits, mais ça ne devrait pas être la base de notre alimentation. L’important, c’est la fréquence et la quantité.
La règle d’or pour déjouer les pièges, c’est de regarder la liste des ingrédients. Si elle est longue comme le bras et qu’elle contient des numéros en pagaille, reposez le produit. Préférez les aliments qui ont moins de cinq ingrédients et que vous êtes capable de nommer sans l’aide de Google. Plus c’est simple, mieux c’est. C’est tout bête, mais ça fonctionne à merveille ! Et puis, ça fait du bien de se remettre à cuisiner un peu, non ? Même un simple plat de pâtes avec une sauce tomate maison, c’est déjà mille fois mieux que ce que vous trouverez au supermarché. C’est aussi ça le vrai plaisir de manger, et ça, aucun des additifs alimentaires ne pourra jamais vous l’apporter.