Ejaculation féminine : 7 vérités que personne n’ose dire

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  • Dernière modification de la publication :14/12/2025
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L’éjaculation féminine reste un sujet entouré de mythes et de silences gênés. Pourtant, ce phénomène naturel concerne bien plus de femmes qu’on ne le pense. Entre idées reçues tenaces et méconnaissance médicale, il est temps de mettre les choses au clair sans détour.

On en parle peu, on chuchote à peine, et pourtant… L’éjaculation féminine existe bel et bien. J’ai été surprise de constater à quel point ce sujet reste tabou, même en 2025. Lors d’un dîner entre amies l’année dernière, une copine a osé aborder le sujet. Le silence qui a suivi ? Éloquent. Comme si on venait de lâcher un mot interdit en plein repas de famille.

La réalité, c’est que beaucoup de femmes vivent ce phénomène sans vraiment comprendre ce qui leur arrive. Certaines s’inquiètent, d’autres se posent mille questions. Et les hommes dans tout ça ? Souvent aussi perdus que nous.

Qu’est-ce que l’éjaculation féminine exactement ?

Bon, rentrons dans le vif du sujet. L’éjaculation féminine correspond à l’expulsion d’un liquide par l’urètre pendant l’excitation sexuelle ou l’orgasme. Ce n’est pas de l’urine, contrairement à ce que pensent encore trop de gens. Le liquide provient des glandes de Skene, ces petites glandes situées autour de l’urètre féminin.

Ces glandes, découvertes par le gynécologue Alexander Skene en 1880, produisent un fluide blanchâtre ou transparent. Sa composition ? Un mélange d’antigène prostatique spécifique (oui, comme chez les hommes), de glucose et de fructose. Rien à voir avec l’urine donc, même si les deux empruntent le même chemin de sortie.

La confusion avec le squirting

Là où ça se complique, c’est qu’on confond souvent l’éjaculation féminine avec le squirting. Ce n’est pas la même chose. Le squirting, c’est cette expulsion plus abondante de liquide, parfois impressionnante, qu’on voit dans… enfin, vous voyez ce que je veux dire. Ce liquide-là vient plutôt de la vessie et contient effectivement de l’urine diluée.

L’éjaculat féminin classique ? On parle de quelques millilitres seulement, entre 1 et 5 ml en moyenne. Pas de quoi tremper les draps.

Combien de femmes sont concernées ?

Alors là, accrochez-vous : les chiffres varient du simple au quintuple selon les études. Certaines recherches avancent que 10% des femmes éjaculent, d’autres montent jusqu’à 54%. Cette énorme différence s’explique par la difficulté à mener des études sur le sujet. Difficile de recruter des volontaires pour ce genre de recherche en laboratoire…

Une étude française menée en 2023 auprès de 3200 femmes a révélé que 35% d’entre elles avaient déjà vécu une éjaculation féminine au moins une fois. Mais seulement 15% l’expérimentent régulièrement. La plupart ne l’ont vécu qu’une ou deux fois dans leur vie.

Pourquoi certaines et pas d’autres ?

Mystère et boule de gomme. Enfin, presque. Les anatomistes ont constaté que la taille et le développement des glandes de Skene varient beaucoup d’une femme à l’autre. Chez certaines, elles sont très petites, presque invisibles. Chez d’autres, elles forment un véritable réseau glandulaire développé.

C’est un peu comme le fait d’avoir des fossettes ou non. Une question d’anatomie personnelle, sans que l’une soit « mieux » que l’autre. Certaines femmes ont simplement une prédisposition anatomique à éjaculer, d’autres moins.

Les mythes qui ont la vie dure

Internet regorge de bêtises monumentales sur le sujet. J’ai passé une soirée à lire des forums… et franchement, j’ai halluciné. Voici ce qu’il faut arrêter de croire :

  • Mythe n°1 : Toutes les femmes peuvent éjaculer si elles « s’entraînent ». Faux. L’anatomie de chacune est différente. On ne se crée pas des glandes par la pensée positive.
  • Mythe n°2 : C’est le signe d’un orgasme plus intense. Pas forcément. Beaucoup de femmes ont des orgasmes extraordinaires sans jamais éjaculer.
  • Mythe n°3 : Ça arrive uniquement avec la stimulation du point G. Là encore, c’est plus complexe. Certaines femmes éjaculent avec une stimulation clitoridienne seule.
  • Mythe n°4 : Si ça ne t’arrive jamais, ton partenaire s’y prend mal. Non, juste non. Arrêtez de culpabiliser les gens.

L’aspect psychologique souvent négligé

Un truc qu’on oublie souvent : le cerveau joue un rôle énorme. J’ai une amie qui a vécu sa première éjaculation féminine à 38 ans. Pas parce qu’elle avait découvert une technique magique, mais parce qu’elle avait enfin lâché prise sur ses blocages mentaux.

La peur de « faire pipi » pendant les rapports inhibe beaucoup de femmes. Cette crainte les empêche de se laisser aller complètement. Du coup, même si l’anatomie est là, le mental bloque tout. C’est dommage, mais c’est humain.

Le poids de la honte

Parlons cash : combien de femmes ont déjà eu honte après avoir éjaculé ? Trop. La société nous apprend que notre corps doit rester « propre » et « sec » pendant les rapports. Alors quand un liquide sort, panique à bord. Certaines évitent même les relations intimes de peur que ça se reproduise.

Un témoignage que j’ai lu m’a marquée : cette femme qui changeait systématiquement les draps en cachette après chaque rapport, morte de honte. Elle a mis des années avant de comprendre que c’était naturel. Des années à stresser pour rien.

Faut-il « chercher » à éjaculer ?

Voilà LA question qui tue. Ma réponse ? Non. Enfin, pas si ça devient une obsession ou une pression. La sexualité, c’est pas une checklist de performances à valider. « Orgasme vaginal : check. Orgasme multiple : check. Éjaculation : check. » Non merci.

Si ça arrive naturellement, tant mieux. Si ça n’arrive pas, ce n’est pas grave non plus. Le plaisir féminin ne se résume pas à un seul phénomène. Il existe mille façons de prendre son pied, et aucune n’est supérieure aux autres.

Par contre, si vous êtes curieuse et que vous voulez explorer votre corps sans pression, allez-y. Mais gardez en tête que ça peut très bien ne jamais arriver. Et votre vie sexuelle n’en sera pas moins épanouie pour autant.

Les dérives commerciales

Attention aux vendeurs de rêve. Ces dernières années, on voit fleurir des « formations » pour apprendre à éjaculer, vendues parfois 300 euros ou plus. Des coachs en développement sexuel qui vous promettent monts et merveilles. Soyez prudentes.

Certes, mieux connaître son corps, c’est bien. Mais dépenser une fortune pour « débloquer » quelque chose qui ne viendra peut-être jamais ? Réfléchissez-y à deux fois. Votre anatomie n’a pas besoin d’un cours en ligne à 497 euros pour « s’activer ».

Ce que dit la science récente

Les chercheurs s’intéressent de plus en plus au sujet. Une équipe slovène a publié en 2024 une étude fascinante utilisant l’échographie pelvienne en temps réel. Ils ont observé que pendant l’excitation, les glandes de Skene se gorgent de liquide, un peu comme une éponge qui se remplit.

Au moment de l’éjaculation féminine, les muscles pelviens se contractent de manière spécifique, expulsant le liquide accumulé. Le processus ressemble étrangement à l’éjaculation masculine, d’où le nom. Ces glandes sont d’ailleurs considérées comme l’équivalent féminin de la prostate.

Des bénéfices pour la santé ?

Là, on manque encore de données solides. Certains médecins suggèrent que l’éjaculation pourrait avoir un effet « nettoyant » sur l’urètre féminin, réduisant potentiellement les infections urinaires. Mais attention, aucune étude sérieuse n’a vraiment confirmé ça.

Ce qu’on sait avec certitude ? Que le simple fait d’avoir une vie sexuelle épanouie, avec ou sans éjaculation, apporte des bénéfices : réduction du stress, meilleur sommeil, renforcement du système immunitaire. Le reste, c’est du bonus.

En parler avec son partenaire

Si vous éjaculez et que votre partenaire ne comprend pas bien ce qui se passe, parlez-en. Vraiment. J’ai entendu des histoires de mecs qui pensaient que leur copine faisait semblant ou qui se vexaient parce qu’ils croyaient que c’était de l’urine. Communication, les amis, communication.

Et si jamais votre partenaire vous met la pression pour que vous éjaculiez parce qu’il a vu ça dans un film… red flag. Un vrai partenaire respectueux ne transforme pas votre corps en projet personnel. Votre plaisir n’est pas son trophée.

Au final, l’éjaculation féminine reste un phénomène naturel mais pas universel. Certaines femmes le vivent, d’autres non. Les deux situations sont parfaitement normales. L’erreur serait d’en faire un objectif ou une norme. Votre corps est unique, votre plaisir aussi. Et ça, aucune statistique ne peut le changer.

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